07 mars 2009
Le coquelicot
Quelle couleur n'est-ce pas ? ça donne du peps!!
D'ailleurs ses pétales décorent merveilleusement les salades, les jeunes pousses font de bon légumes, simplement cuits vapeur ou en soupe, dans une farce.
Les jeunes fruits encore verts se croquent, les graines sont riches en huile et ont une agréable saveur de noisette. On peut les utiliser pour saupoudrer les plats ou les mélanger dans la préparation pour le pain.
Huum c'est très bientôt la saison....
Pour en savoir plus :"survie douce" F Couplan, ed Bordas
03 mars 2009
Les pâquerettes à boire et à manger
Au ras des pâquerettes? Noonn!!
Et oui, cette petite fleur qui envahit nos gazons pour le plaisir de nos yeux ou des amoureux est une plante sauvage très utile.
En médecine elle a des propriétés anti-inflammatoires et expectorantes. Il suffit de faire macérer les fleurs dans l'eau froide pendant 24 h, cette préparation soulage la toux, l'encombrement des voies respiratoires, les rhumatismes et par voie externe elle est cicatrisante, soigne les bleus et est hémostatique (arrête les petites hémorragies).
Pour l'art de la table, à consommer au début du printemps (chouette c'est maintenant ^-^) pour sa source en vitamine C, pour en profiter, cueillir les très jeunes feuilles avec les boutons de fleurs encore verts.
Avec les boutons floraux, vous pouvez faire des câpres, les fleurs et les feuilles se rajoutent dans les salades les soupes, hachés dans les sauces, omelettes, etc... Donnez libre cours à votre imagination!
Une petite recette pour les gourmands :
Sirop de pâquerettes
250g de fleurs, 100g de sucre, 1/2 citron, 4 verres d'eau
Versez l'eau bouillante sur les fleurs, ajouter le citron coupé en rondelles et laisser reposer 24 h. Le lendemain, ôter les fleurs et le citron en faisant passer la préparation par une toile. Sucrer le liquide ainsi récupéré et porter à ébullition jusqu'à ce que le sirop s'épaississe. On ajoute ce sirop dans le thé en cas de refroidissement.
à vos casseroles!!
Pour en savoir plus : "plantes sauvages comestibles ed. gründ
23 février 2009
Le pissenlit : huuuum !!!
Voici une petite photo pour vous ouvrir l'appétit !
Dans ce bouquet vous avez de quoi commencer une récolte de fleurs pour la limonade et des boutons floraux pour faire des câpres. Pour manger les feuilles, les cueillir juste avant la floraison, pour cuisiner les racines, c'est pendant l'hiver.. Bon appétit!!
21 février 2009
La plante sauvage comestible de l'hiver :
L’ORTIE, PLANTE EXCELLENTE, AMIE DE L’HIVER
Nous parlerons de l’ortie dioïque (urtica dioica) et brûlante (urtica urens).
L’ortie dioïque est celle que l’on trouve toute l’année, donc c’est avec elle que nous cuisinons pendant l’hiver. Elle se reproduit avec son rhizome, ce qui lui permet de coloniser de vastes étendues d’où la difficulté pour les hommes de s’en débarrasser. Donc autant profiter de ce qu’elle peut nous offrir ! Les tiges peuvent atteindre plus d’un mètre et les feuilles sont urticantes (piquent). Il faut cueillir les dernières feuilles de cette tige (à peu près les 4-5 dernières du haut de la tige), ne pas oublier de vous munir de gants ou d’un 2ème sac plastique quand vous prévoyez de vous balader pour en cueillir. Sinon, bon courage !
L’ortie brûlante est une plante annuelle qui pousse au printemps, on la différencie de l’ortie dioïque par ses feuilles plus petites et sa taille qui ne dépasse pas 60 cm. Elle produit de nombreuses graines (1000 par pied) et germent dès que le sol dégèle. Les graines gardent leur capacité de germination pendant plusieurs années, très difficile de s’en débarrasser aussi !!
on cueille la jeune plante que l’on utilise dans la cuisine, c’est une plante que l’on peut consommer dès le début du printemps.
Ces 2 orties ont une grande valeur nutritive, elles sont très riches en minéraux et oligo-éléments (calcium, potassium, fer, phosphore, magnésium, zinc, cuivre, nickel), contiennent de la vitamine C, de la chlorophylle, des tanins, des glucosinines (substances qui font baisser le taux de sucre dans le sang), des caroténïdes (pro vitamine A), des vitamines du groupe B (B2, B5), de la choline et de l’acétylcholine, des protéines et un peu de corps gras.
Propriétés : reminéralisante, , cholagogue, diurétique, stimule la production de globules rouges.
Donc l’ortie est utile pour les problèmes de peau, d’ongles cassants, de perte de cheveux, de rhumatismes, d’anémie, d’asthénie, aide au diabète, stimule les foncions digestives, donc idéale en hiver pour lutter contre la fatigue et avoir un sommeil réparateur.
Pour l’utiliser dans la cuisine : il est nécessaire de la blanchir (de l’ébouillanter) pour annuler sont action urticante. C’est pour ça qu’il est très simple de la mettre dans une soupe comme un légume vert, associée à d’autres légumes. Elles se consomme comme l’épinard et se marie bien avec les céréales.
Il est possible de faire sécher les feuilles et de les broyer (à l’aide d’un mixeur) pour saupoudrer ses plats et de profiter d’un bon complément alimentaire reminéralisant pour l’hiver qui ne coûte rien !!
On peut les ajouter dans les omelettes, les farces, les pâtés végétaux, les pains, les tartes, les lasagnes, et aussi dans les desserts !!!
A vous de laisser votre créativité agir pour trouver des recettes !
Bon appétit
Vous avez envie d’en savoir plus, voici mes références :
“saveurs d’ortie” Anne-Jeanne et Bernard Bertrand
ed. de terran
“plantes sauvages comestibles” ed. gründ
“Les secrets de l’ortie”, Bernard Bertrand
ed. Le compagnon végétal
20 février 2009
Délicieux pissenlit... à boire!!!
ou par son petit nom : "dent de lion"
Le printemps approche à grands pas, à Marseille les mimosas sont déjà fanés, les véroniques nous font de l’oeil dans le gazon et les violettes pointent le bout de leur pétales. Il est temps de prévoir une ballade dans un pré, un jardin pour cueillir cette plante qui dérange les jardiniers.
J’adore cette mauvaise herbe car elle est comestible de A à Z, de la racine à la fleur. Avant la floraison, dépêchez-vous de ramasser les feuilles toutes tendres et de les mélanger dans votre salade verte, si elles sont trop avancées dans leur maturité, elles sont amères et dans ce cas il vaut mieux les blanchir et les manger comme légume cuit.
Quand les fleurs sont en boutons, cueillez-les pour en faire des câpres et comme le pissenlit est généreux, il vous donnera sa fleur épanouie pour en faire une boisson délicieusement parfumée ou de la confiture.
A l’automne, vous pourrez ramasser les racines, surtout dans les zones de votre jardin où le pissenlit vous dérange, (ça s’appelle du désherbage réfléchi) et le cuisiner à la poêle avec une bonne recette de cuisine.
Pour vous amuser avec vos enfants, prenez la tige du pissenlit et utilisez-la comme une paille, elle aura un goût amer mais ne pose pas de problème c'est très bon pour le foie.
Mais qui est-il ???
Le pissenlit, de son nom latin “taraxacum officinale” compte plus d’une centaine de variétés difficilement distinctes les unes des autres. Je vous épargne sa description car le pissenlit est tellement connu.... Mais si vous y tenez je le ferais avec plaisir.
Vous pouvez cultiver le pissenlit avec ses graines, ce qui se fait naturellement en soufflant dessus, moment joyeux partagé avec les enfants ou avec leur racine que vous coupez et replantez.
Les feuilles contiennent de la vitamine C, des vitamines du groupe B, de la provitamine A des substances minérales etc...
Les racines contiennent une substance amère la taraxacine, des tanins, des résines et de l’inuline.
Les fleurs sont mucolitiques, elles fluidifient les mucosités bronchiques.
Comme plante médicinale : elle a surtout une action sur le foie, la vésicule biliaire, les reins (pissenlit = pisse au lit), soulage les douleurs rhumatismales. Elle s’utilise en cure printanière et automnale.
Ma recette préférée :
Limonade de fleurs de pissenlit :
Ingrédients :
2l d’eau
2l de fleurs (non tassées)
1 orange
1 citron
800g de sucre complet
Cueillez les fleurs par temps sec (arôme mieux conservé). Lavez-les, puis mettez-les avec l’eau, les jus de citron et d’orange et les pelures des 2 agrumes.
Faites bouillir 20 mn, incorporez le sucre. Laissez infuser 12h, filtrez et mettez en bouteilles. Pour une longue conservation, stérilisez les bouteilles hermétiquement fermées pendant 20 mn. Peut se consommer pur, mais est plus désaltérant dilué dans de l’eau ou juste des glaçons.
Personnellement, je n’ai jamais eu besoin de les conserver longtemps, c’est tellement bon que les bouteilles n’ont pas le temps de prendre la poussière!!
Pour en savoir plus :
"Le pissenlit, l’or du pré" de Bernard Bertrand, le compagnon végétal (aussi pour avoir de délicieuses recettes)
"Plantes sauvages comestibles", ed. gründ.
"Plantes médicinales", ed. gründ.
16 mai 2008
Le sureau (sambucus nigra)
Nous voici au printemps... Les fleurs s'épanouissent, les oiseaux chantent et il est temps de sortir admirer cette nature florissante et odorante qui nous émoustille...
Le sureau, fait partie des plantes dont nous consommons la fleur au printemps et les fruits à l'automne.
C'est un petit arbre ou un grand arbuste, comme on veut, il peut mesurer jusqu'à 6 m. Ses fleurs très odorantes forment des ombelles qui sont très décoratives. Ses fruits que l'on consomme fin août début septembre sont de couleur presque noire. A ne pas mélanger avec le sureau rouge qui est toxique, comme son nom l'indique, ses fruits sont rouge, la confusion est difficile. Ses fruits sont à consommer de préférence cuits et pour optimiser sont goût associé avec autre chose. Mais nous en parlerons en temps voulu si vous le voulez bien.
Aujourd'hui nous parlerons donc de sa fleur.
Nous pouvons l'utiliser pour fabriquer du sirop, parfumer le lait pour faire un riz au lait, des beignets ou même faire du champagne...
Une petite recette ? Oui bien sûr ! Je vous donne ma préférée, celle du sirop.
Il se fait habituellement avec les fleurs fraîches, mais nous n'avons pas toujours le temps de tout faire en une seule fois : la ballade pour faire la cueillette et fabriquer le sirop. Cette année j'ai testé le sirop avec les fleurs séchées et le résultat : délicieux !!
La voici : pour 5 bouteilles de 75 cl
3 ombelles, 5 litres d'eau, 500g de sucre roux, 1 citron
Porter l'eau à ébullition, plonger les ombelles 5 mn, ajouter le jus de citron et son zeste, laisser reposer 10 mn. filtrer. Ajouter le sucre, porter à ébullition 10 mn, verser le sirop chaud dans les bouteilles et en-capsuler.
Voilà, c'est aussi simple que ça ! Pensez à passer les bouteilles sous l'eau bien chaude avant de mettre le sirop. Il se consomme de préférence frais, pur avec des glaçons ou mélangé moitié-moitié avec l'eau selon le goût de chacun. En tout cas c'est très rafraîchissant et très agréable de consommer un produit naturel fait par soi-même!
Bonne dégustation... N'oubliez pas de remercier le sureau quand vous lui cueillez ses fleurs et pour le cadeau qu'il vient de vous faire...





